E-PATHIE

Un programme 

Le programme e-pathie articule trois niveaux d’analyse ordinairement séparés dans la recherche sur les TIC dans l’enseignement supérieur :

RECHERCHES TIC

Des recherches 

les institutions et leurs orientations politiques au cours du temps,
 les dispositifs sociotechniques proposés à des fins de formation,
 les modalités d’action effectives des individus à l’intérieur de ces dispositifs

ARTICLES 

Publications 

e-pathie est un espace de collaboration scientifique nationale et internationale associant des laboratoires et des chercheurs autour de projets de recherche.

L’intégration des TIC en lycée professionnel

Si les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ont, à coup sûr, le vent en poupe dans les média, et dans les institutions scolaires, l’accent est encore souvent mis sur l’aspect quantitatif : le nombre de machines dont dispose un établissement, le nombre de salles équipées, la connexion à l’Internet...

Les dotations généreuses et cohérentes des collectivités territoriales incitent de plus en plus d’enseignants à abandonner leurs réticences face aux TIC. Ce mouvement est amplifié par l’arrivée de jeunes collègues qui manipulent la souris depuis leur plus tendre enfance... et dont on pourrait s’attendre à ce qu’ils intègrent, tout naturellement, l’outil informatique dans leurs pratiques pédagogiques quotidiennes.

Les TIC au Lycée

C’est peut-être oublier un peu vite que les jeunes qui débutent dans l’enseignement maîtrisent certes mieux l’outil informatique que leurs aînés, et que cette maîtrise reste inégale d’un enseignant à l’autre ! Si le traitement de texte est passé dans les mœurs et si la recherche d’informations sur Internet progresse rapidement, l’utilisation de l’image, du son, les présentations de diaporamas sont encore mal maîtrisés dans l’ensemble.

C’est surtout oublier que l’enseignant est libre, et seul devant sa classe, devant le choix des outils qu’il va utiliser et que, même s’il maîtrise aussi bien l’outil informatique que le magnétophone, le magnétoscope ou le rétroprojecteur, l’abondance même des outils mis à sa disposition complique le choix. D’autant que le choix de ces outils est intimement lié à la démarche pédagogique.


Il est clair que, malgré les efforts réels d’équipement, les conditions matérielles d’utilisation de l’informatique ne seront jamais aussi simples que pour l’utilisation du magnétophone ou du rétroprojecteur : il faut disposer d’une salle équipée de suffisamment de postes (autant que d’élèves, en clair une salle multimédia de seize postes minimum), qui soit libre à cette heure-là (si l’usage des TIC se développe, il sera quelquefois difficile de trouver un créneau !) et où tous les postes fonctionnent (ce qui est difficile car, si les lycées ont été très bien équipés, les réponses au problème de la maintenance des machines ne sont pas encore opérationnelles même si elles commencent à exister).

Si toutes ces conditions sont remplies et si l’enseignant se sent à l’aise avec l’outil informatique, alors la séance peut commencer... bref tout cela semble très dissuasif et, pourtant, cela vaut la peine de franchir tous ces obstacles.